Le saviez-vous?

La violence, les agressions et les iniquités à l’égard des femmes continuent de représenter un grave problème dans notre société.

  • Une Canadienne sur trois de moins de 16 ans déclare avoir vécu au moins une expérience d’agression sexuelle (Mesures de la violence faite aux femmes, Statistiques Canada, 2006).
  • Cinquante-et-un pourcent des Canadiennes de plus de 16 ans ont vécu au moins un incident d’agression physique ou sexuelle.
  • Au moins un million d’enfants au Canada sont témoins de violence contre leur mère aux mains de leur père ou d’un autre homme.
  • Vingt-neuf pour cent des étudiantes ont été victimes de contact sexuel non désiré à l’école au cours des deux dernières années et 18 % ont été agressées sexuellement.
  • Au Canada, en 1998, 82,6 % des victimes d’agressions sexuelles signalées étaient des femmes; 98 % des accusés étaient des hommes.
  • Dans 70 % des cas d’agression sexuelle, la victime connaît l’agresseur; 62 % avaient moins de 18 ans.
  • De par le monde, la violence est la principale cause de décès et d’incapacité chez les femmes âgées de 15 à 44 ans.
  • Certains groupes vulnérables qui subissent de la violence et qui sont isolés, comme les femmes et les enfants immigrants et autochtones, sont souvent stéréotypés comme ayant des « problèmes culturels ou religieux » sans tenir compte du contexte social plus élargi. (adapté de l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes)
  • L’homophobie a également des conséquences tragiques :

  • Selon une étude menée à Calgary, les jeunes hommes gais et bisexuels de 18 à 27 ans
    à sont 14 fois plus à risque de tenter de se suicider que les jeunes hétérosexuels du même âge. (Bagley et Tremblay, 1997)

Les hommes canadiens veulent faire partie de la solution

Un nombre croissant d’hommes sont préoccupés par la violence faite aux femmes. Selon des enquêtes menée en 2002 et en 2005 au Canada au compte de la Campagne du ruban blanc :

  • Soixante-treize pour cent des répondants (tous des hommes) croient pouvoir contribuer positivement et directement à mettre fin à la violence.
  • Les trois quarts des hommes sondés en 2005 disent qu’il est important de parler franchement de la violence et de l’agression contre les femmes.
  • Soixante-deux pour cent des hommes canadiens sondés en 2002 ont exprimé l’importance de sensibiliser les hommes à ne pas rester silencieux et à parler franchement de la violence contre les femmes.
  • La moitié des hommes qui ont répondu à un sondage pancanadien en 2005 ont exprimé leur opposition à l’utilisation d’un langage sexiste par d’autres hommes.
  • Soixante-six pour cent des hommes canadiens croient que les hommes ne sont pas assez actifs pour mettre fin à l’agression contre les femmes.
  • Selon 69 % des hommes sondés en 2002, les décideurs politiques devraient donner la priorité à la création et à la mise en place de programmes en milieu scolaire qui font la promotion des relations saines et égalitaires.
  • Quatre-vingt-sept pour cent des hommes canadiens sondés en 2002 croient que les organismes de femmes et d’éradication de la violence contre les femmes devraient recevoir davantage de fonds publics.

Le moment de changer est venu

  • Un des meilleurs moyens d’atteindre l’égalité entre les sexes est de faire en sorte que les hommes participent davantage au développement des enfants.
  • En laissant les hommes contribuer aux soins des enfants, on renforce la capacité humaine des hommes dans la famille et la société en général.
  • En prenant soin des enfants et en s’engageant dans la vie des jeunes, les hommes arrivent à mieux exprimer leurs émotions et à développer de l’empathie.
  • Il est fondamental d’avoir des modèles et des repères positifs et diversifiés d’hommes dans le système scolaire pour construire l’identité personnelle des enfants, garçons et filles. (Lajoie, 2003).
  • Une meilleure participation du père et un niveau de violence familiale moins élevé aident les enfants à grandir dans un milieu sécuritaire sur les plans émotionnel et physique.
  • Un père engagé et aimant réduit la probabilité qu’un garçon ait recours à la violence envers son partenaire féminin.
  • La participation positive du père à la vie de ses enfants augmente les probabilités d’une part que ses fils aient une vision plus équitable des sexes et soient plus aimants comme père; et d’autre part, que ses filles aient une image plus souple des sexes.
  • Les jeunes garçons qui croient en l’égalité des sexes sont généralement capables de dire que leur père, ou un autre homme, leur a donné l’exemple ou démontré un rôle plus équitable.
  • En 2004, des élèves (garçons et filles) représentant différentes régions de la province ont déclaré, dans la Charte des droits des élèves franco-ontarienne, que les garçons font partie de la solution pour assurer les droits des jeunes femmes dans leurs milieux.

Vous pouvez contribuer au changement de bien des façons

Au sein d’une relation intime…

  • Pour montrer à votre garçon un comportement non menaçant dans votre relation avec votre conjointe ou conjoint, vous pouvez agir et parler de façon à ce que l’autre se sente en sécurité et à l’aise. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
  • Pour montrer à votre garçon le respect dans vos relations intimes, vous pouvez être à l’écoute de l’autre sans porter de jugement. Vous pouvez vous efforcer de comprendre quand elle ou il vous parle et vous pouvez valoriser ses opinions. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
  • Pour montrer à votre garçon la confiance et l’appui dans une relation, vous pouvez soutenir les objectifs de vie que se fixe votre conjointe ou conjoint et respecter son droit à ses sentiments, ses activités, ses amitiés et ses opinions. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
  • Pour montrer à votre garçon la franchise et la responsabilité dans vos relations intimes, vous pouvez vous responsabiliser et admettre que vous pouvez vous tromper parfois. Vous pouvez aussi communiquer ouvertement et franchement avec votre conjointe ou conjoint. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
  • Pour montrer à votre garçon que vous êtes engagé comme parent, vous pouvez partager les responsabilités familiales et être un modèle de non-violence dans vos relations intimes. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
  • Pour montrer à votre garçon le partenariat économique équitable dans votre relation intime, vous pouvez prendre des décisions financières avec votre conjointe ou conjoint qui avantagent les deux. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
  • Pour montrer à votre garçon la franchise et la négociation lors de conflits avec votre conjointe ou conjoint, vous pouvez chercher des solutions satisfaisantes et accepter les changements et les compromis. (adapté de « La roue de l’égalité » du Domestic Abuse Intervention Project, 1990)
  • On peut mieux garantir les droits fondamentaux des femmes en partageant davantage les responsabilités au foyer, incluant le soin des enfants et la contribution au revenu familial. Le partage des tâches ménagères constitue un pas vers l’égalité sociale des sexes. (Barker, 2003)
  • Les hommes améliorent leur propre bien-être affectif en prenant soin de leurs enfants. En permettant aux hommes d’être plus présents dans la vie de leurs enfants, on démolit et remet en question la définition restreinte du rôle de l’homme dans la société. Plus les hommes prennent part à la vie de leurs enfants, plus ils augmentent leur capacité à faire preuve d’empathie et à exprimer sainement leurs sentiments (Barker, 2003).
  • Selon certaines études menées en Occident, la présence du père dans la vie de ses fils favorise le développement d’une attitude positive envers l’égalité des sexes. Une étude menée au Brésil démontre que les modèles accessibles masculins jouent un rôle important dans le développement de la perception des jeunes hommes envers l’égalité des sexes. (Barker, 2001)
  • En reconnaissant la violence et ses répercussions...

  • Les trois choses à dire lorsqu’une personne dévoile être victime d’une agression sont : « Je te crois; Ce n’est pas de ta faute; Nous pouvons trouver de l’aide ».

  • Au sein de ta collectivité…

  • Le 25 novembre est la Journée internationale de l’éradication de la violence contre les femmes.
  • Le 8 mars est la Journée internationale de la femme.
  • Le 6 décembre est la Journée de commémoration nationale et d’action nationale contre la violence faite aux femmes.

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Bibliographie : Le saviez-vous?