Consentement aux relations sexuelles

Conformément à la loi au Canada, toute personne doit explicitement obtenir le consentement de sa ou de son partenaire avant d’entamer toute tentative d’activités ou de relations sexuelles. Or, il y a à ce sujet beaucoup de confusion, et aussi un manque d’information et de compréhension. Cela est particulièrement vrai dans le cas des jeunes qui reçoivent des messages mixtes ou négatifs sur le sexe et la sexualité de la part des médias et de leurs pairs. Le résultat : un grand nombre de filles et de femmes continuent d’être victimes d’agressions sexuelles au Canada.

Les normes de masculinité et de féminité traditionnelles perpétuent en partie le risque d’agressions sexuelles. Les mythes sont enchâssés dans la socialisation traditionnelle des filles et des garçons. Le mythe de l’homme qui ne peut pas se contrôler est jumelé au mythe de la femme qui ne dit pas vraiment ce qu’elle veut. Ces idées fausses créent des situations dans lesquelles les hommes tentent de rehausser leur statut social en ayant recours à des activités sexuelles, alors que les femmes hésitent à s’affirmer, ayant peur de blesser les sentiments de l’autre, de paraître masculines ou d’aggraver le caractère violent de leur partenaire. (Pour en savoir plus sur la socialisation traditionnelle et ses conséquences, voir la section intitulée Vers le changement.)

Les hommes qui désirent jouer un rôle positif auprès des garçons et des jeunes hommes peuvent s’outiller pour faciliter la discussion autour de tous les aspects d’une relation saine et égalitaire. Ils peuvent commencer par bien comprendre la notion du consentement, en réfléchissant à ce qui N’EST PAS un consentement.

(Affiche créée par la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, disponible en ligne à : http://cfs-fcee.ca/passez_a_laction/non-cest-non/?lang=fr.)

Pour être valide, le consentement doit être libre et fondé sur de l’information exacte. Le consentement est maintenu tout au long d’une relation sexuelle et doit être donné et reçu (ou aboli) mutuellement chaque fois qu’une nouvelle activité est amorcée. Le consentement à une activité sexuelle mène à une expérience plaisante et enrichissante.

Les personnes doivent être capables de donner leur consentement. On ne peut pas parler de consentement si la situation implique des drogues ou de l’alcool, si une des personnes est en position d’autorité ou s’il y a un élément de peur ou de force.

L’agression sexuelle se définit donc comme tout contact sexuel forcé.

La force prend diverses formes et peut s’exercer de bien des façons. Par exemple, lors d’une agression sexuelle, un homme peut utiliser de la force physique, verbale ou psychologique, comme la culpabilité, la menace de violence ou de rejet ou le chantage affectif. Il peut avoir plus de pouvoir que la femme simplement en raison de sa position d’autorité (par exemple, dans le cas d’un employeur, d’un enseignant, d’un gardien ou d’un chef religieux). Chaque fois que la force est employée pour imposer un rapport sexuel, la personne qui agresse est toujours la seule entièrement responsable de l’agression.