Causes du problème

Nous vivons dans une société où la violence et l’agression de certains hommes envers les femmes sont encore très présentes. Ces manifestations négatives proviennent de l’iniquité à l’endroit des femmes. Ces injustices ont de longues racines historiques. On a longtemps refusé aux femmes des droits fondamentaux, comme le droit de voter, d’avoir une carrière, d’être propriétaires ou de poursuivre des études supérieures. Dans certains pays, les femmes n’ont pas encore obtenu ces droits fondamentaux.

Si l’égalité des sexes est aujourd’hui inscrite dans les lois canadiennes, la violence et l’iniquité sociales demeurent une réalité pour les femmes sur le plan collectif. En tant que société, nous perpétuons ce problème social de génération en génération. Les messages que nous transmettons aux enfants au sujet des femmes et des hommes, des filles et des garçons, contribuent au problème.

La plupart des garçons et des hommes apprennent à ne pas montrer leurs émotions. On leur dit que c’est un trait féminin et un signe de faiblesse. On leur apprend que toute association à la féminité est négative et honteuse. Pourtant, les sentiments font partie de l’essence humaine. Lorsque nous essayons de réprimer nos sentiments, ils refont souvent surface sous forme d’agression et de violence. (Pour en savoir plus sur la socialisation traditionnelle des hommes et des garçons, voir Vers le changement.)

Ces attitudes, croyances et facteurs sociaux contribuent à maintenir l’iniquité et le sexisme et à perpétuer la violence contre les femmes. De ce fait, on peut qualifier les différentes formes de violence commise envers les femmes par certains hommes de « violence sexiste ».

La violence sexiste contre les filles et les femmes est également perpétuée sur le plan individuel ou familial par le « cycle de la violence » qui peut se répéter de génération en génération. De nombreux garçons sont exposés à la violence contre leur mère en grandissant ou en sont victimes eux-mêmes. Bon nombre de ces garçons et hommes éliminent la violence de leur vie. D’autres ont malheureusement recours à la force dans leurs relations personnelles.